La perspective d'un séjour aux sports d'hiver pour le petit dernier est synonyme de neige, de jeux de promenade... et l'euphorie s'installe.
Dans l'esprit des parents, on relèvera plutôt l'aspect "bonne santé" liélié au grand-air, au soleil, à l’air pur, à la liberté des grands espaces, à la décontraction des vacances en famille.
¨Toute la famille aux sports d'hiver ?
Si bébé a moins d'un an et demi, on ne l'emmènera pas à plus de 2000 mètres d'altitude. En effet, là-haut, l'air est moins dense, et à chaque inspiration la quantité d'oxygène est plus faible. Les enfants et les adultes compensent en augmentant la fréquence respiratoire, mais l'organisme de bébé, lui, ne parvient pas à s'adapter à ce genre de situation.
Pour les plus grands, attendre l'âge de huit ans pour se rendre à 3000 mètres.
La résistance au froid peut être altérée par de nombreux facteurs auxquels on ne pense pas forcément. Tout d'abord le vent et l’humidité augmentent fortement la perception du froid. Puis la fatigue et l’exercice physique mobilisent les stocks d'énergie, privant l'organisme de carburant pour lutter contre le froid. Enfin, la déshydratation favorise les engelures et le dessèchement cutané.
De part sa constitution, l'enfant s'adapte moins bien aux modifications de température. En effet, la surface corporelle de l'enfant par rapport à son poids est plus grande que celle de l'adulte.
Quelques précautions pour une bonne journée
Etre suffisamment couvert, si possible avec plusieurs couches de vêtements superposés et bien secs.
Ne sortir les plus petits qu’aux heures bien ensoleillées entre 11h et 15 h
Prendre un bon petit déjeuner chaud avant de partir.
Proposer une boisson chaude de temps en temps.
Avoir dans ses poches des oléagineux, fruits sec, barres de céréales ou du chocolat.
Les engelures
Elles apparaissent surtout aux mains, aux pieds, au visage (nez, oreilles, joues) et éventuellement aux poignets si les manches et les gants sont trop courts.
Il s'agit en fait de vraies brûlures pouvant aller du 1er au 3ème degré et il est important de guetter leur premiers signes :
Sensation de froid douloureuse, coloration bleuâtre de la peau.
Engourdissement progressif, disparition de la sensation de froid douloureux.
Que faire ?
Se réchauffer progressivement avec sa propre chaleur corporelle, sans frotter
(ex : main sous l'aisselle),
Prendre des bains d'eau tiède.
Comment prévenir ?
Faire bouger les zones sensibles.
Porter des moufles plutôt que des gants.
Desserrer les chaussures, ne pas les retirer plus de dix minutes si l'on doit repartir.
Surveiller, sur le visage, l'apparition de tâches blanches et les réchauffer immédiatement.
L'hypothermie les guette-t-elle ?
En principe non, car pour que la température corporelle soit vraiment à 35 C, il faut que la température extérieure soit vraiment très basse et que l'activité physique soit minime - attention aux jeunes enfants portés sur le dos, immobilisés lors d'un accident, ou pendant des périodes d’attente - ou encore que l'organisme ait épuisé toutes ses réserves énergétiques.
Le soleil : ami ou ennemi ?
Si l'on sait se prémunir des conséquences néfastes du soleil, ce dernier constitue un des éléments clés de la réussite de notre séjour aux sports d'hiver. En altitude, et de surcroît à la neige, le rayonnement solaire est plus intense qu'en plaine.
D'autre part, à la montagne, même par temps couvert, la neige reflète le rayonnement solaire et en augmente son intensité. La peau des jeunes enfants est alors agressée, rougit puis brûle; d'autant plus que les parties exposées subissent déjà un dessèchement lié au froid et au vent.
Une solution : la protection par une bonne crème solaire écran total et nutritive ainsi qu'un stick pour les lèvres avec écran solaire. Renouveler les applications toutes les deux heures.
Les yeux nécessitent aussi une bonne protection car le rayonnement solaire, par les UV, atteint et brûle la première couche de la cornée. Il faut munir l'enfant de bonnes lunettes protectrices, adaptées à sa taille, et cela même par temps de brouillard.
Danger d'accidents ?
Nul n'est à l'abri d'un accident dans la pratique d'un sport, mais si certaines précautions sont prises il n'y a pas de raison pour qu'il arrive de gros malheurs.
Par exemple en ce qui concerne le ski : les enfants étant assez souples, les fractures se révèlent assez rares. Toutefois ils ne sont pas à l'abri des collisions. Le port systématique d'un casque bien adapté à leur taille et bien attaché, permet de limiter les risques graves ….
Parfois le danger réside dans le risque de coupures ( patin à glace, skis, rochers abrupts). Le port de moufles épaisses permettra de se prémunir d'un accident.
Neige, froid, paysage extraordinaire, convivialité et rencontre d’animaux inhabituels, le plaisir est garanti pour nos jeunes sportifs …
Attention, si l’enfant a froid, se sent fatigué, s'il n'a plus envie de continuer... un conseil : ne le forcez pas ! C’est toujours à ce moment là qu’arrivent les accidents et que le plaisir s’efface devant les contraintes rendant la montagne hostile ….
Check-list avant chaque départ !
Anorak, bonnet, lunettes, casque, moufles, crème solaire écran total, barres de céréales,
fruits secs et chocolat.
|